Entrevue avec Obom

Obom | Rues de Montréal - histoires urbaines en bande dessinée | www.ruesdemontreal.com

Obom, alias Diane Obomsawin, bédéiste et cinéaste d’animation vivant à Montréal, a réalisé plusieurs films indépendants et six œuvres d’auteur, avec l’ONF. Au fil des ans, elle a créé un type de récit bien à elle, teinté de naïveté et de réserve, empreint d’humour et d’une grande humanité, qui intègre fréquemment des détails autobiographiques. Ses œuvres sont imprégnées de gravité et de candeur, tant par leur propos que par la simplicité du dessin. Cet équilibre leur procure une qualité de fable urbaine, poétique et bien ancrée dans le réel. dianeobomsawin.com

1. Ton parcours dans la bande dessinée.

J’ai commencé à faire de la bande dessinée vers l’âge de 12 ans. C’était une façon pour moi de me défouler contre la famille et la société que je trouvais oppressante et en même temps, c’est un peu contradictoire, je voulais faire rire ma mère. À l’âge adulte, pendant une dizaine d’années, je faisais surtout des illustrations éditoriales. J’ai repris la bande dessinée plus tard avec les histoires absurdes de mon personnage Rosebif. Il a fallu attendre l’invitation de l’éditeur L’Oie de Cravan à réaliser un album pour que plonge plus intensivement dans l’univers de la bande dessinée. J’ai conçu pour cet éditeur les albums Plus tard, Pink Mimi Drink, Kaspar et J’aime les Filles. Les deux derniers albums ont été traduits en anglais pas Drawn&Quarterly.

2. Pourquoi as-tu choisi “L’église Sainte-Philomène” comme sujet et comment as-tu décidé de l’aborder, sous quel angle ?

Ce sont les mots « fiole de sang » qui m’ont donné envie d’adapter cette histoire rocambolesque. Je n’ai même pas lu la fin de l’histoire avant d’écrire à Olivier Jodoin pour lui dire que je tenais à cette histoire. J’ai beaucoup aimé aussi le fait que le récit commence 100 après J.C. et finisse au Québec dans les années 60. J’ai trouvé qu’il y avait là un grand potentiel narratif. Pour l’adaptation, j’ai voulu m’en tenir aux faits. Ils sont tellement surprenants, ils dépassent tout ce que j’aurais pu inventer.

3. Quelle est ton approche graphique pour ce récit ?

Je me suis beaucoup documentée avant de commencer à dessiner.
 J’ai lu beaucoup sur Sainte-Philomène avant de scénariser l’histoire. J’ai aussi effectué beaucoup de recherches visuelles sur le Québec des années 60 et sur la Rome antique. J’ai choisi un style plus réaliste qu’à mon habitude avec des couleurs rabattues pour évoquer un univers vieillot et mystérieux.

Obom

4. On fête le 375e anniversaire de la ville de Montréal ! Quel est ton rapport à la métropole ?

J’aime beaucoup Montréal. Je ne m’imagine pas vivre ailleurs. C’est une ville qui a l’avantage d’être une grande métropole et en même temps d’être une ville paisible grâce à ses ruelles, ses petites maisons avec des balcons et des cordes à linge, ses cours intérieures avec beaucoup de verdure en été. Mon endroit favori c’est un parc secret dans lequel se trouve la sculpture d’un chien qui dort.

5. Quels sont les auteurs qui t’inspirent ?

J’ai du mal à répondre à cette question. Quelqu’un de nouveau m’inspire presque chaque jour. Aujourd’hui, je viens de découvrir Anna Haifisch.

6. Quel est ton prochain projet et sur quoi travailles-tu en ce moment ?

Mon prochain projet est l’adaptation de La Tempête de Shakespeare en bande dessinée.


→ Lisez la BD sur l’église Sainte-Philomène !

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